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- Le comté de Genevois s'étend du Tillet, petite rivière prés d'Aix les Bains jusqu'au
château de Troches à Douvaine.Le duché de Chablais comprend le Chablais proprement dit avec le
château d'Allinges-neuf, le pays de Gavot, soit de la Dranse à St- Gingolph, une partie du Valais et
quelques châtellenies dans le pays de Vaud.Enfin les barons de Faucigny possèdent le Faucigny, le
château d'Allinges-vieux, les châtellenies d'Aubonne et Versoix en Vaud et le mandement d'Hermance.
- Durant plus de deux siècles, ces petits princes se livrèrent entre eux, dans un but de
suprématie, des guerres acharnées au cours desquelles nos villages, placés aux confins des Etats,
subirent les pires maux ( abandon du labourage , famine, maisons brûlées, vignobles dévastés, peste
).Ces luttes prirent fin en 1355. A cette date le comte de Savoie obtint par traité le mandement
d'Hermance et toutes les possessions de la Maison de Faucigny. En 1401, Amédée VIII de Savoie acquit
le comté de Genevois pour 45 000 livres d'or. En 1416, toutes les possessions de la Maison de Savoie
furent érigées en duché, elles s'étendaient sur le pays de Gex, les bailliages de Ternier et
Gaillard et une partie du pays de Vaud, c'est à dire tout autour de Genève. Cette république réduite
à la ville fortifiée et à une étroite banlieue, se trouvait ainsi enserrée dans les terres des ducs
de Savoie. Aussi ces princes songèrent-ils longtemps à faire de cette cité florissante la capitale de
leurs Etats deça les monts. Mais les bourgeois de Genève qui jouissaient de franchises étendues
défendirent leurs libertés et leur ville avec une énergie et une ténacité admirables, Cependant, si
les princes de Savoie ne pouvaient se résoudre à abandonner leur dessein de réduire Genève, les
Genevois ne mettaient pas moins d'acharnement à exagérer les privilèges dont ils jouissaient en
Savoie, traînant leurs débiteurs savoyards devant les tribunaux genevois, à l'encontre des traités.
Ces querelles et conflits durèrent trois siècles. Les luttes armées prirent fin en 1603 mais les
compétitions et les incidents persistèrent jusqu'en 1754. En réalité , durant cette période, le
seul vaincu, la véritable victime, fut le paysan de nos villages pressuré de réquisitions, dont le
bétail était enlevé, les récoltes pillées ou ravagées, parfois même brûlées et qui voyait
arriver avec une égale terreur les mercenaires de Savoie ou les bandes genevoises.
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