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- Partant généralement de bonne heure le matin pour
relever ses filets, le pêcheur doit ensuite nettoyer son poisson, remettre ses filets en ordre et préparer la tendue
de l'après-midi. La plupart disposent d'une petite
guérite au bord du lac leur permettant de ranger leur
matériel et de travailler par le froid.
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Les barques de pêcheurs connues pour leur qualité
de bonne tenue aux vagues sont un exemple où
fonctionnalité et esthétique ne font souvent qu'un.
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Mais si la pêche a pu résister jusqu'à présent et se
maintenir, elle se trouve aujourd'hui menacée pour
plusieurs raisons :
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Tout d'abord la pollution, peu perceptible il y a
15
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20 ans, a provoqué un profond déséquilibre : le lac est
surnourri et n'arrive pas à digérer toutes les matières
organiques d'où un excès d'algues.
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Les poissons grandissent plus vite. Certaines
espèces, les gardons, se développent au détriment
d'autres (les féras).
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Et si le public prend petit
à petit
conscience de cette
pollution les décisions prises pour y remédier ne sont malheureusement pas à la mesure du problème.
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D'autre part, l'attitude de l'administration a été depuis
une quinzaine d'années des plus sévères et des plus
restrictives (limitation des périodes de pêche, du nombre
de filets autorisés) et semble finalement cacher une
volonté de voir la pêche s'eteindre comme activité
professionnelle .
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Or, c'est une profession - souvent transmise de père
en fils -, qui porte en elle la connaissancedu lac et qui
véhicule une part de notre culture régionale. Il serait
plus
que dommage de la voir disparaître
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- ( La
Plaine du Chablais ,Entre lac et montagne - 1983 - Syndicat d'Initiative
de Douvaine)
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