Un couple de Veigyciens parcourt le globe, et nous fait découvrir des saveurs venues d'ailleurs ...

Cela fera deux ans, le 17 mars 2000, jour de la Saint-Patrice, que Marie et Patrice Baleno sont partis pour le tour du Monde à vélo.
Il s ont choisi des "vélos couchés" où l'on pédale confortablement appuyés sur un dossier. Ces petites merveilles, construites à Winterthur, pèsent neuf kilos, mais atteignent pas moins de soixante cinq kilos au moment du départ !
Il leur aura fallu deux heures pour parcourir la distance de Veigy à Choulex, deux arrêts bistrot compris.
Après une magnifique fin de journée organisée à Choulex, dans un cadre champêtre avec tous les amis réunis, le départ a été fixé au lendemain matin à 09.00 heures après une nuit sous tente et un petit déjeuner à la ferme.
Dans la traversée de Thonon-les-Bains, Marie crie déjà "Baleno, attends-moi" !!. Le périple a débuté sur les chapeaux de roues et dans la bonne humeur.
Ils partent par le Valais vers l'Italie, via le Simplon, puis se dirigent vers la Grèce (en bateau depuis
Venise), Israël .Chaque mois, les anciens restaurateurs du "Bistrot Dumas", Marie et Patrice nous envoient un petit clin d'oeil. Toujours sur un ton humoristique, nous apprenons alors les petites anecdotes qui ponctuent le tour du Monde gastronomique de nos deux pédaleurs
 
La Grèce
Les Grecs sont très accueillants et c'est dans les petites tavernes, où le vin blanc est excellent, que Marie et Patrice apprécient de petits calamars frits, de la petite friture et des sowuvlakis (petites brochettes). La boisson la plus désaltérante n'est pas l'Ouzo, mais tout simplement du café frappé que l'on boit à la paille.
Israël
La vie est aussi chère qu'en Suisse. Dans le vieux Jaffa (banlieue de Tel-Aviv), ils dénichent une très bonne adresse et peuvent déguster après une quinzaine de mézzés, deux beaux steaks et une brochette de foie gras grillée au feu de bois et, bien entendu, un bon petit blanc local. De gros problèmes à la douane viendront entacher le séjour.

La Turquie
Le budget précédent est à diviser par trois !.L'Accueil est très chaleureux surtout à la campagne. Dans les petites échoppes,on mange du doner kebab de boeuf, mouton, volaille, des mézzés et la boisson locale, du yogourt liquéfié et salé ; on peut déguster de bons poissons pour une somme modique. Le fromage blanc nappé de miel et de noisettes grillées est le dessert local . En Anatolie orientale, on trouve une très bonne viande de boeuf séchée et parfumée à l'ail, mais à l'Ouest les intestins de boeuf roulés sur des brochettes sont plus difficiles à avaler.

Iran
Ici la vie n'est pas chère, cela ne sert à rien de camper. Ils rêvaient de caviar, mais c'est riz kebab ou inversement. Patrice essaie de manger de la tête de mouton décortiquée et présentée dans une assiette, Marie ne regarde même pas. Marie pédale habillée comme une autochtone !, sous un soleil de plomb, pantalon, voile et tchador à manches longues, noirs bien sûr, Le seul bon repas sera pris dans une famille à Téhéran ; un sauté de poulet dans une sauce à la grenade avec des noix concassées et des airelles.
 
 
Le Pakistan
Karakoram Hiqhway, est la route qui relie le Pakistan à la Chine en traversant une chaîne de montagnes. L'accueil est extraordinaire,surtout dans la vallée de Hunza dont le maître spirituel est Karim Agha Khan. Côté gastronomique, il s'agit d'une cuisine de montagne simple, mais bonne. ils se trouvent dans la vallée des abricotiers, dont les Pakistanais tirent entre autres une huile,utilisée en cuisine, pour effectuer des massages ou pour le cuir cheveIu. Les chapatis sont des petites galettes cuites à la braise que
l'on peut fourrer avec du fromage de yak, du mouton haché mélangé à des amandes ou des abricots secs. Le ragoût de chevreau aux légumes et épices est aussi servi fréquemment.
La Chine
A la tombée de la nuit, les trottoirs des villes chinoises s'animent et se transforment en restaurants ambulants. On mange en marchant,on picore a droite et à gauche des mets tous plus différents les uns que les autres. Tout est succulent, peu cher, toute une variété de mets en couleurs, relèguent la cuisine des pays traversés au rang de cantine militaire.

 

Le Tibet - Le Népal
La Friendship Highway ! (La route de l'amitié) relie Lhassa à Katmandou 900 kilomètres de cols à plus de cinq mille mètres sous des torrents de pluie, de grêle, de neige et de vent. Pédaler dans la boue n'est pas de tout repos, sans compter les dangers d'éboulement. La nourriture est très particulière, Marie et Patrice ne l'aiment pas. Pendant trois semaines, viande de chèvre bouillie, raviolis à la vapeur, nouilles insipides. Dès l'arrivée à Katmandou ils ont repris des forces avec de bons steaks. Là bas l'herbe ne se met pas dans les salades.... Elle se fume.
 
L'Inde
La cuuisine
indienne est plus goûteuse et plus variée qu'au Népal ; celle-ci est moins forte et moins grasse. Ils dégustent, avec beaucoup de plaisir, les tandooris de poulet, des samosas, des crêpes à la farine de lentilles, farcies de légumes et d'épices et puis toutes sortes de viandes cuisinées au curry.
Il est extrêmement difficile, voire dangereux de circuler en Inde au milieu des nombreux camions et bus qui déambulent sur les routes à vive allure sans se soucier des piétons, animaux et cyclistes qui passent. Mais la très belle journée près d'Agra pour voir le Tadj Mahall, mausolée de marbre blanc incrusté de pierres de couleur, témoignage de l'architecture moghole restera un magnifique souvenir. Comme la route est plate; Marie et Patrice décident de foire 130 kilomètres par jour et d'aller au plus vite vers l'étape qui leur tient à coeur pour retrouver famille et amis....à Goa

Gora, Noël
sous les tropiques !
Enfin la douceur de vivre, il n'y a que trois cent mètres de la maison à la mer. La carte postale est magnifique (sable blanc,mer, cocotiers) la nourriture excellente, grosses crevettes, poissons frais. Des amis les rejoignent afin de fêter dignement Noël, cela veut dire foie gras, saucisson, comté, camembert et surtout du bon chocolat suisse et un beaujolais nouveau...Le rêve quoi... à part le fait que la population de la ville de Goa se soit multipliée par 10 en quelques jours. En effet, toute la bourgeoisie de Bombay vient s'encanailler au milieu des touristes dénudés.
Ambiance techno assurée.... mais adieu la tranquillité.