Club de l'Hermance
Voyage en Camargue du 18 au 24 mai 2003
Dimanche matin :
Les valises sont rangées dans le car et à 7 heures c'est le départ vers le Sud pour une semaine.
Le temps est gris mais les 49 partants sont heureux.
A 8 heures et demi, déjà petite halte casse-croûte très apprécié !
Midi, repas à Pierrelatte et à 13 heures 30 visite de la Ferme aux crocodiles.
Dans un jardin exotique  335 crocodiles de toutes tailles (3,50 mètres parfois) sont étendus sur le sable ou nagent dans des bassins. C'est impressionnant de voir de près ces bêtes pleines d'écailles et ces rangées de dents pointues. Depuis bientôt 10 ans qu'ils sont là, exportés du Nil pour se reproduire à l'abri des prédateurs.
La route continue et nous arrivons à 18 heures à Aigues-Mortes dans un hôtel accueillant et le restaurant nous a fait apprécier du bon poisson pendant notre séjour.
 
Lundi matin :
Après une bonne nuit, c'est en petit train que nous visitons la forteresse d'Aigues-Mortes, créée par Saint Louis pour construire un pont pour ses bateaux qui partaient aux Croisades. Les hauts murs, munis de meurtrières font plusieurs mètres d'épaisseur et la pierre nécessaire a été transportée par des chars à bœufs depuis l'arrière pays, le bord de mer n'est que du sable.
Cette forteresse a 1,640 km de tour, il a fallu 43 ans pour la construire avec 10 portes et 5 tours.
La tour de Constance qui domine a servi de prison pendant les guerres de Religion ;  une femme dont la devise était " Résister " y est restée enfermée 38 ans.
Visite des caves du Listel, immenses vignobles plantés dans le sable qui les a épargnés du phylloxéra.
L'après-midi, temps couvert pour le départ en bateau sur les canaux de Camargue.
Du pont supérieur, nous avons admiré ces vastes étendues de roseaux où vivent en liberté toute l'année, des chevaux sauvages blancs, des taureaux noirs, des flamants roses et des champs irrigués où poussent le riz. Le soir, un jeu de loto nous réunit.
Mardi matin :
Départ vers Saint-Rémi de Provence et visite des Baux de Provence.C'était un château fort avec des maisons autour, non pas bâties mais creusées dans les couches de calcaire de ces Alpilles, véritable nid d'aigle, sentinelle et forteresse, vrai refuge en cas d'attaque.
Le village en dessous est le théâtre d'une crèche vivante à Noël et il y vient beaucoup de monde.
Puis c'est Arles avec ses arènes dans cette petite Camargue, zone d'étangs, réservoirs d'oiseaux et rizières irriguées par l'eau du Rhône. Repas à Tarascon au domaine des Mylords, puis le Pont du Gard. Quel changement depuis que nous y étions venus en 1995 en séjour à Ballaruc. Depuis l'immense parking, une route bétonnée de plus d'un kilomètre et bordée à l'entrée de magasins, nous conduit vers ce pont où le Gardon a fait des dégâts cet hiver en débordant.
Seul un olivier de 1000 ans a résisté à tous ces changements et reste un vestige du passé avec le pont.
Le soir 2 gitans sont venus avec leur guitare et leurs chansons, nous avons chanté et même dansé.
Mercredi :
Visite du Seaquarium de la Grande Motte requins de toutes grandeurs et poissons multicolores grands et minuscules nous ont émerveillés par leur ronde incessante. Des phoques et des otaries sautaient dans un bassin supérieur. L'après-midi visite en petit train de Nîmes, autour des arènes, de plusieurs églises et monuments. Nous avons longé un grand canal qui amène l'eau du Rhône dans la Camargue, fait un arrêt près du jardin de la grande fontaine où s'élèvent de magnifiques statues de granit blanc.Le soir, paella très appréciée !
Jeudi :
Visite des Salins autour de la forteresse d'Aigues-Mortes. C'était d'abord 17 petits salins, le sel était très rare et fort cher pour le peuple.
Du car à 2 étages où nous étions embarqués, nous avons pu admirer ces 10800 hectares de marais dont 8000 hectares de sel (superficie de Paris). Ce sont des bassins appelés " partèlements ", " tables salantes " d'où arrive l'eau de mer par un canal de 14 km muni d'écluses et de vannes.
Les " saulniers " (de père en fils) se partagent le travail : étaler le sable au fond des tables en février, le tasser et une pompe amène l'eau sur 15 à 20 cm de profondeur. L'eau s'évapore lentement pendant 5 mois pour laisser 250 grammes de sel par litre en octobre. Les pelles soulèvent les plaques de sel et les chargent sur des remorques jusqu'à la montagne de sel. La récolte s'élève à 450 000 tonnes de sel, première en Europe. 40 % de ce sel sert à la consommation domestique et 60 % à la chimie et à l'industrie. A cette époque l'eau est rose par endroits, une algue rose y pousse qui nourrit de minuscules crevettes dont sont friands les nombreux flamands roses (150 000 crevettes chacun par jour).Les chemins qui circulent dans ces bassins sont bordés de petits arbustes, de saladèles à fleurs violette et où nichent canards, flamants, guêpiers, avocettes. Cette visite nous a fait découvrir une région sauvage et un travail qui nous était inconnu. Le progrès a permis à ces travailleurs du sel un peu de confort, les anciens marchaient nu-pieds dans ces plaques de sel très dur et en souffraient.
Jeudi midi :
Arrivée à la manade Saint-Louis pour déguster une gardianne de taureau avec riz camarguais ; puis promenade dans un char tiré par un tracteur à travers un pré où des vachettes et leurs jeunes veaux nous entouraient sans crainte. Puis de jeunes taureaux entourés de deux gardians à cheval nous ont exécuté une parade, ils sont destinés aux courses à la cocarde aux arènes de Nîmes. Le soir, une bouillabaisse nous attend !!
Vendredi :
Matinée libre pour se promener ou écrire. A deux heures en route pour les Saintes Marie de la mer. Petit tour de bateau sur la mer et le petit Rhône.
C'est le pèlerinage des gitans, aussi il y a beaucoup de monde et le tour de ville est impossible. Le soir, au domaine des Milords à Tarascon nous avons assisté à une pièce de Marcel Pagnol " Marius " interprétée par une troupe de théâtre d'amateurs, très réussie et qui nous a beaucoup plu.
Samedi :
A 7 heures, les valises sont dans le car et il faut faire les adieux à ce pays où nous avons passé une semaine agréable. Arrêt dans une fabrique de nougats à Montélimar(bien sûr beaucoup d'achats). Dans le car, tout le monde est gai, Janine nous chante " les Tamalous " et sur la place du village Raymonde nous raconte quelques blagues et Paul avec son harmonica nous joue de vieux airs que nous chantons avec lui. C'est l'arrivée vers 20 heures, contents de notre séjour qui s'est passé dans la bonne entente et photo-souvenir pour l'adieu du soir.
Merci à notre président et à tous ceux qui ont préparé depuis plusieurs mois cette sortie en attendant l'année prochaine pour un autre voyage.

 

Sortie d'un jour , Jeudi 26 juin :
La pluie a rafraîchi un peu l'air et nous partons vers Annecy. Il a fallu deux cars pour emmener les 62 membres du Club. Après la visite du musée de la Cloche à Sevrier nous embarquons sur le " Libellule " avec deux autres groupes. Pendant le repas le bateau fait le tour du lac avec commentaire sur les belles montagnes qui l'entourent. Le temps était beau et le bateau glissait sur un lac calme.
A l'arrivée au port nous avons repris les cars pour une visite au cimetière de Morette et au musée de la Résistance puis départ pour le col de la Colombière par le Grand Bornand, vue sur la chaîne des Aravis et petit arrêt à la Chartreuse du Reposoir, monastère dans un paisible vallon, près d'un étang, lieu de repos et de calme dont nous aspirons tous.
Retour par Cluses, les bords d'une rivière ont des bacs de fleurs sur une grande longueur et c'est accueillant.
Un peu fatigués par la chaleur nous arrivons vers 20 heures, heureux de cette belle journée.
 
Le Club s'arrête de fin juin à septembre mais les projets recommencent pour la rentrée, filets de perche jeudi 11 septembre et 6 novembre sortie à bourg pour visiter les " Floralies ".