- Lundi matin :
- Après une bonne nuit,
c'est en petit train que nous visitons la forteresse d'Aigues-Mortes,
créée par Saint Louis pour construire un pont pour ses bateaux
qui partaient aux Croisades. Les hauts murs, munis de meurtrières
font plusieurs mètres d'épaisseur et la pierre nécessaire
a été transportée par des chars à bœufs depuis l'arrière
pays, le bord de mer n'est que du sable.
- Cette forteresse a 1,640
km de tour, il a fallu 43 ans pour la construire avec 10
portes et 5 tours.
- La tour de Constance qui
domine a servi de prison pendant les guerres de Religion
; une femme dont la devise était " Résister "
y est restée enfermée 38 ans.
- Visite des caves du Listel,
immenses vignobles plantés dans le sable qui les a épargnés
du phylloxéra.
- L'après-midi, temps couvert
pour le départ en bateau sur les canaux de Camargue.
- Du pont supérieur, nous
avons admiré ces vastes étendues de roseaux où vivent en
liberté toute l'année, des chevaux sauvages blancs, des
taureaux noirs, des flamants roses et des champs irrigués
où poussent le riz. Le soir, un jeu de loto nous réunit.
- Mardi matin :
- Départ vers Saint-Rémi
de Provence et visite des Baux de Provence.C'était un château
fort avec des maisons autour, non pas bâties mais creusées
dans les couches de calcaire de ces Alpilles, véritable
nid d'aigle, sentinelle et forteresse, vrai refuge en cas
d'attaque.
- Le village en dessous
est le théâtre d'une crèche vivante à Noël et il y vient
beaucoup de monde.
- Puis c'est Arles avec
ses arènes dans cette petite Camargue, zone d'étangs, réservoirs
d'oiseaux et rizières irriguées par l'eau du Rhône. Repas
à Tarascon au domaine des Mylords, puis le Pont du Gard.
Quel changement depuis que nous y étions venus en 1995 en
séjour à Ballaruc. Depuis l'immense parking, une route bétonnée
de plus d'un kilomètre et bordée à l'entrée de magasins,
nous conduit vers ce pont où le Gardon a fait des dégâts
cet hiver en débordant.
- Seul un olivier de 1000
ans a résisté à tous ces changements et reste un vestige
du passé avec le pont.
- Le soir 2 gitans sont
venus avec leur guitare et leurs chansons, nous avons chanté
et même dansé.
- Mercredi :
- Visite du Seaquarium de
la Grande Motte requins de toutes grandeurs et poissons
multicolores grands et minuscules nous ont émerveillés par
leur ronde incessante. Des phoques et des otaries sautaient
dans un bassin supérieur. L'après-midi visite en petit train
de Nîmes, autour des arènes, de plusieurs églises et monuments.
Nous avons longé un grand canal qui amène l'eau du Rhône
dans la Camargue, fait un arrêt près du jardin de la grande
fontaine où s'élèvent de magnifiques statues de granit blanc.Le
soir, paella très appréciée !
- Jeudi :
- Visite des Salins autour
de la forteresse d'Aigues-Mortes. C'était d'abord 17 petits
salins, le sel était très rare et fort cher pour le peuple.
- Du car à 2 étages où nous
étions embarqués, nous avons pu admirer ces 10800 hectares
de marais dont 8000 hectares de sel (superficie de Paris).
Ce sont des bassins appelés " partèlements ",
" tables salantes " d'où arrive l'eau de mer par
un canal de 14 km muni d'écluses et de vannes.
- Les " saulniers "
(de père en fils) se partagent le travail : étaler le sable
au fond des tables en février, le tasser et une pompe amène
l'eau sur 15 à 20 cm de profondeur. L'eau s'évapore lentement
pendant 5 mois pour laisser 250 grammes de sel par litre
en octobre. Les pelles soulèvent les plaques de sel et les
chargent sur des remorques jusqu'à la montagne de sel. La
récolte s'élève à 450 000 tonnes de sel, première en Europe.
40 % de ce sel sert à la consommation domestique et 60 %
à la chimie et à l'industrie. A cette époque l'eau est rose
par endroits, une algue rose y pousse qui nourrit de minuscules
crevettes dont sont friands les nombreux flamands roses
(150 000 crevettes chacun par jour).Les chemins qui circulent
dans ces bassins sont bordés de petits arbustes, de saladèles
à fleurs violette et où nichent canards, flamants, guêpiers,
avocettes. Cette visite nous a fait découvrir une région
sauvage et un travail qui nous était inconnu. Le progrès
a permis à ces travailleurs du sel un peu de confort, les
anciens marchaient nu-pieds dans ces plaques de sel très
dur et en souffraient.
- Jeudi midi :
- Arrivée à la manade Saint-Louis
pour déguster une gardianne de taureau avec riz camarguais
; puis promenade dans un char tiré par un tracteur à travers
un pré où des vachettes et leurs jeunes veaux nous entouraient
sans crainte. Puis de jeunes taureaux entourés de deux gardians
à cheval nous ont exécuté une parade, ils sont destinés
aux courses à la cocarde aux arènes de Nîmes. Le soir, une
bouillabaisse nous attend !!
- Vendredi :
- Matinée libre pour se
promener ou écrire. A deux heures en route pour les Saintes
Marie de la mer. Petit tour de bateau sur la mer et le petit
Rhône.
- C'est le pèlerinage des
gitans, aussi il y a beaucoup de monde et le tour de ville
est impossible. Le soir, au domaine des Milords à Tarascon
nous avons assisté à une pièce de Marcel Pagnol " Marius
" interprétée par une troupe de théâtre d'amateurs,
très réussie et qui nous a beaucoup plu.
- Samedi :
- A 7 heures, les valises
sont dans le car et il faut faire les adieux à ce pays où
nous avons passé une semaine agréable. Arrêt dans une fabrique
de nougats à Montélimar(bien sûr beaucoup d'achats). Dans
le car, tout le monde est gai, Janine nous chante "
les Tamalous " et sur la place du village Raymonde
nous raconte quelques blagues et Paul avec son harmonica
nous joue de vieux airs que nous chantons avec lui. C'est
l'arrivée vers 20 heures, contents de notre séjour qui s'est
passé dans la bonne entente et photo-souvenir pour l'adieu
du soir.
- Merci à notre président
et à tous ceux qui ont préparé depuis plusieurs mois cette
sortie en attendant l'année prochaine pour un autre voyage.
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